Dans une interview publiée le 28 juillet 2026, le porte‑parole du ministère des Mines a détaillé les objectifs de la commission lancée la veille. Interrogé sur les raisons de cette initiative, il a déclaré que le gouvernement souhaitait « remettre de l’ordre » dans les mines artisanales des deux provinces les plus productives du pays.
Le 27 juillet 2026, le ministère des Mines a officiellement inauguré les travaux de la Commission chargée de préparer l’affectation des coopératives minières dans les Zones d’exploitation artisanale (ZEA) du Haut‑Katanga et du Lualaba. Cette première réunion a réuni des autorités publiques, des responsables du secteur minier et des représentants des coopératives. À la question de la composition de la commission, le porte‑parole a précisé que les participants étaient choisis pour couvrir l’ensemble des acteurs concernés, afin d’assurer une gouvernance inclusive.
Interrogé sur les objectifs concrets, il a expliqué que la commission visait à mieux encadrer l’exploitation artisanale, à renforcer la traçabilité des minerais et à réduire les pratiques frauduleuses. « Nous voulons que chaque lot de minerai puisse être suivi de la source jusqu’au marché, afin de garantir la légalité et la transparence, » a‑t‑il affirmé.
Le porte‑parole a également souligné l’importance économique de l’exploitation artisanale dans le Haut‑Katanga et le Lualaba, où elle « fait vivre des milliers de familles ». Cependant, il a reconnu que le secteur fait face à de nombreux défis d’organisation, ce qui justifie l’accélération des travaux de la commission.
À la question des prochaines étapes, il a indiqué que la commission devait rapidement élaborer un cadre d’affectation des coopératives, puis le soumettre aux autorités compétentes pour validation. « Nous prévoyons de finaliser les premiers dossiers d’affectation d’ici la fin de l’année, » a‑t‑il ajouté.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement congolais de structurer le secteur minier, d’améliorer la gouvernance et de répondre aux exigences internationales en matière de traçabilité des minerais. Le lancement de la commission représente ainsi une étape clé pour mettre en place un suivi plus rigoureux et pour soutenir les communautés locales dépendantes de l’artisanat minier.