Dans une interview réalisée après la séance plénière du 25 juillet 2026, la professeure Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, a présenté le projet de loi d’habilitation portant réglementation du marché carbone. Elle a rappelé que ce texte, soumis aux députés nationaux, visait à doter la République démocratique du Congo d’un cadre juridique moderne pour encadrer les activités liées au marché du carbone.
Interrogée sur les motivations du gouvernement, la ministre a indiqué que la RDC poursuit sa stratégie de valorisation de son capital naturel. Le texte présenté à l’Assemblée nationale s’inscrit dans cette dynamique, en cherchant à créer un mécanisme de financement durable basé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
À la question du déroulement de la séance, elle a précisé que, à l’issue de la plénière, l’Assemblée a déclaré le projet de loi recevable. Le texte a ainsi été renvoyé à la commission compétente pour un examen approfondi, afin d’enrichir son contenu avant son adoption définitive.
La ministre a souligné que le renvoi à la commission ne constitue pas un retard, mais une opportunité d’ajuster les dispositions législatives afin qu’elles répondent aux exigences techniques et aux attentes des parties prenantes. Elle a ajouté que la commission examinera notamment les modalités de suivi, de contrôle et de vérification des réductions d’émissions, ainsi que les mécanismes de financement associés.
Dans le même temps, la professeure Ndambo a rappelé que le marché carbone représente un levier essentiel pour mobiliser des ressources financières internationales. En structurant un cadre juridique clair, la RDC entend attirer des investisseurs, faciliter les projets de reforestation, de gestion durable des forêts et d’autres initiatives de préservation de la biodiversité.
À la question des échéances, la ministre a indiqué que le calendrier détaillé sera défini par la commission lors de son examen. Elle a toutefois souligné que le gouvernement reste engagé à finaliser le texte dans les meilleurs délais afin de mettre en œuvre rapidement les actions de protection du capital naturel.
En conclusion, la ministre a réaffirmé la volonté du pays de placer la protection de l’environnement au cœur de son développement économique. Le projet de loi sur le marché carbone, désormais recevable, constitue une étape décisive vers la mise en place d’un instrument de politique publique capable de concilier croissance et durabilité.